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Après une (trop) longue absence (entre autres dû au fait que je ne suis plus au chômage total depuis le 18 mars dernier), me voici de retour avec un article un peu différent de ce que j’ai pu proposer jusqu’à présent.

Comme tous les ans, au jeudi de l’Ascension, l’association P’tit Pat’ Rouennais organise un rallye ouvert à tous (sur inscription) pour aller à la découverte d’un quartier et de son patrimoine. Après le quartier Boulingrin/Jouvenet en 2012, c’est celui de Saint-Marc/Martainville qui était à découvrir ce jeudi 9 mai 2013 grâce à un questionnaire qui faisait appel à la fois à notre observation et à notre culture générale. Tout cela pour mieux nous en apprendre sur l’architecture et l’histoire du quartier.

Je n’ai pas l’intention d’en faire une retranscription détaillée. Je souhaite simplement commenter quelques photographies prises lors de cette après-midi. Et si cela vous donne envie d’en savoir plus, sachez dès à présent que l’association proposera sans doute des visites de ce quartier reprenant le parcours à l’occasion des prochaines journées du patrimoine (je vous en reparlerai ici en temps voulu).

***

Après une introduction face au bâtiment du Conseil Régional, le parcours débuta réellement sur la place Saint Marc où il nous fallait nous attarder au n°27 et repérer, entre autres, ces têtes de grotesques.

Grotesque (détail)

Grotesque (détail)

Balcon avec grotesques

Balcon avec grotesques

Plus loin, c’est Victor Hugo lui-même qui observe les passants.

Victor Hugo

Victor Hugo

Après un arrêt au cœur d’un îlot d’immeuble de la Société Anonyme Immobilières des Petits Logements, nous poursuivons dans la rue de Martainville puis par la rue Molière au bout de laquelle on nous fait remarquer ces étranges décorations sur l’immeuble qui fait l’angle de la rue Alsace-Lorraine :

Décors de coques de bateaux.

Décors de coques de bateaux.

Oui, il s’agit bien de coque de bateaux !

On nous pousse à observer les moindres détails, comme ce petit enfant jouant du violon quelque part dans la rue Molière.

Enfant jouant du violon

Enfant jouant du violon

Puis notre cheminement nous amène à la seule porte de la ville encore debout et qui porte le nom du petit square qui l’accompagne désormais et où se trouve les derniers vestiges du couvent des Augustins : Guillaume-Lion. Outre le lion et l’aigle, nous pouvons remarquer un crocodile sculpté sur le fronton de la porte.

Crocodile

Crocodile

La promenade se poursuit rue Malpalu, jusque dans une petite cour privée qui nous permet d’admirer le presbytère sous un autre angle et découvrir la faune fantastique qui l’orne. Celui-ci a été construit par Julien LEFORT pour la famille DUTUIT.

Presbytère et flèche de la cathédrale (vu depuis une cour privée)

Presbytère et flèche de la cathédrale (vu depuis une cour privée)

Et au n°3 bis de la rue Eugène DUTUIT, on peut remarquer cet étrange élément sur la façade, juste au-dessus de la porte d’entrée. De quoi peut-il bien s’agir à votre avis ? Je vous laisse chercher un peu, n’hésitez pas à proposer votre réponse dans les commentaires.

Élément architectural au 3 bis, rue Eugène DUTUIT ?

Élément architectural au 3 bis, rue Eugène DUTUIT ?

Sur la sacristie néo-renaissance de Saint-Maclou, également commanditée par la famille Dutuit, Julien LEFORT s’est inspirée de fable de la Fontaine pour les décors. Nous pouvons notamment reconnaître Le singe et le chat et Le renard et la cigogne.

Le renard et la cigogne

Le renard et la cigogne

Le singe et le chat

Le singe et le chat

En poursuivant notre chemin par la place des Étameurs et le passage des Anciens Moulins, vous aurez la surprise de découvrir un poème de Charles BAUDELAIRE : L’homme et la mer.

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelquefois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !

La fin du résumé du parcours approche. Avant de conclure cet article, je vous ferais juste remarquer ce mouton, emblème de Rouen, que l’on peut trouver sur un porte caténaire du tramway rouennais, toujours debout place du 39ème Régiment d’infanterie, à l’angle de la rue Armand CARREL et de la rue d’Amiens. Nous devons celui-ci au fondeur Antoine DURENNE (1822-1895), qui a également travaillé, entre autres, sur le Pont Alexandre III à Paris, sur la Ross Fontaine à Édimbourg et sur la fontaine du Capitole à Washington.

Le mouton, emblème de Rouen

Le mouton, emblème de Rouen

Cliquez sur la photo pour voir l'ensemble de la galerie

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